4.4.08
21.1.08
Non, ça n'est pas extrémiste
“Ce n’est pas être extrémiste que de vouloir définir le mariage. Etre extrémiste
ce serait de changer la définition du mariage qui pourrait être l’union de deux
hommes, de deux femmes, d’un homme et trois femmes, d’un homme et un enfant,
d’un homme et un animal.”
Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas et candidat aux primaires républicaines.
16.1.08
Mariauderouie
L'arrivée du pianiste Stephen Hough sur une scène de concert a toujours quelque
chose de remarquable. Il faut chercher le détail. Cette fois, le sobrissime
Britannique arbore une jubilante note verte, celle de mocassins couleur d'élytre
de scarabée. Mais la jubilation va s'arrêter là, tant le pianiste est à
côté des pompes brahmsiennes. Pouvait-on imaginer un Brahms aussi full metal ?
Joué en rafales de mitraillette dans le premier mouvement, le thème lyrique
ligoté sur le clavier comme Mazeppa sur son cheval.
Je ne suis pas certain de tout bien comprendre...
15.1.08
Violences envers les femmes
Merci à Gilles et à Ernestine RONAIS qui en est la cheville ouvrière, à leur engagement et leur sincérité.
Desperate housewifes
Un tout petit soutien à celle qui, je n'en doute pas, doit être affreusement blessée.
Un grand soutien à toutes les autres, battues, humiliées, n'ayant accès qu'à la cuisine, au fer à repasser ou à la machine à laver ; sans parler de celles qui -aujourd'hui- se voient contraintes à des mariages forcés.
Un grand soutien à celles qui recherchent l'égalité, un souvenir pour les quelques centaines de "salopes" qui ont été jugées il y a presque 3O ans.
Un bisou à Simone pour ses cent ans, avec quelques jours de retard. Avec une affection particulière pour "Une mort si douce" acheté en chemin avant d'en lire bien d'autres, souvent achetés d'occasion avec les page à couper. D'une, le papier sent super bon, deux quand les gens me voyaient dans le métro découper les pages avec un couteau suisse ou autre couteau typiquement savoyard celui-là, le regard changeait. Merci.

Et, pour être fair-play, un hommage à l'aïeul ALBENIZ, comme quoi je ne suis pas rancunier.

Sinon, j'ai "prêté" le premier CD de Carla B. (pas mal ficelé à mon sens même ce n'est pas l'album du siècle). Pas besoin de me le rendre, je l'ai sur mon i-truc.
10.1.08
Comme au passant qui passe on reprend sa chanson
Mais bon, si on ne garde que le texte (d'abord) et les images d'une grande tendresse, je trouve que ça tient la route. Surtout au vu de ce qui nous est donné à voir et/ou entendre ces temps-ci
9.1.08
Mon cadeau de nawel
Des macarons de chez Ladurée (rien que ça ! Miam !), un CD avec une sélection de musique (en voilà une idée qu'elle est sympathique) et pour l'aspect régional du cadeau du vinaigre d'Orléans (je ne savais pas que c'était une spécialité locale, me voici donc un peu moins bête).
Merci Chipo !
17.12.07
6 consonnes et 4 voyelle
Il a pas trainé...
16.12.07
RIEN ?
- Que les sénateureurs (et trices) de la majorité (là maintenant ont dit UMP - nouveau centre) avait prévu la possibilité, pour les successions supérieures à 100 000 € (ce qui de nos jours est TREZ courrant, voir prix de l'immobiliter et du foncier). Bref, Pôpa ou Môman passe l'arme à gauche et tu recois une lettre du CG "Dans ces circonstances douloureuses, il est toutefois normal pour le CG des Haut-de-Seine de vous prélever la somme de XXXX€ jusqu'alors allouée pour assurer un maintient à domicile de....
- Que, avant y'avait les CAISSES VIDES de l'lETAT, mais un p'tit paquet fiscal de 15 MILLARDS d'euros, ça le fait
- Je parle même pas des 15 M€ /an du fameux BOUCLIER fiscal
27.11.07
Banlieues à l'abandon : ce qui ne peut plus durer
- Claude Dilain, Maire (PS) de Clichy-sous-bois
- Stéphane Gatignon, Maire - Conseiller général (PCF) de Sevran
- François Pupponi, Maire - Conseiller général (PS) de Sarcelles
A l'automne 2005, sur fond d'images de quartiers en flammes, l'ensemble de la classe politique semble prendre enfin conscience du malaise des banlieues. Les émeutes s'accompagnent alors d'un cortège de discours sur les décisions à prendre. Mais avec l'extinction des flammes, un voile est retombé sur nos villes et deux ans plus tard, non seulement les choses n'ont pas changé, mais elles empirent.
Face au défi, confronté aux inégalités de plus en plus fortes entre les territoires, le gouvernement répond par des dotations toujours plus réduites et inégales. Pour preuve, la loi de programmation de la cohésion sociale prévoyait une augmentation de 120 millions par an jusqu'en 2009 de la dotation de solidarité urbaine (DSU), pour venir en aide aux villes en difficulté. Or, la commission des finances de l'Assemblée vient d'annoncer une diminution de 30 millions d'euros de la DSU. Tant pis pour les villes qui comptaient dessus et qui ont engagé des actions. Elles n'auront qu'à gérer encore et encore la pénurie et faire face à des charges de plus en plus lourdes.
Cela ne peut plus durer. Le temps des diagnostics, des analyses et de la compassion est terminé. Aujourd'hui, il est impératif d'agir, et d'agir vite. Des solutions simples et efficaces sont rapidement réalisables, au premier rang desquelles une réforme de la fiscalité locale.
Malgré l'opiniâtreté des élus de terrain et du monde associatif, la situation ne cesse de se dégrader. Tous les indicateurs sont à la hausse, précarité, chômage, misère, violence... l'économie parallèle gangrène des quartiers entiers où les habitants subissent les règles d'un libéralisme sauvage qui se traduit par le règne de la loi du plus fort ; l'usage de la violence se banalise, les liens sociaux se délitent et les populations confrontées à un sentiment d'abandon ont tendance à se replier sur elles-mêmes.
Cette situation est le résultat de l'échec de la politique menée depuis de trop nombreuses années. L'ancien ministre de l'intérieur, aujourd'hui président de la République, n'a réussi, avec ses déclarations guerrières, ni à faire reculer l'insécurité ni à rétablir l'égalité républicaine. Nous n'acceptons plus que l'Etat valide les inégalités. Il faut impérativement en finir avec la vision à court terme qui conditionne les réponses du gouvernement. Nous ne voulons pas d'un énième plan banlieue qui traite systématiquement nos problèmes à l'aune de l'exception. Nous voulons que nos villes - à l'instar du reste du territoire - soient traitées selon le droit commun.
L'insécurité est le résultat d'une politique globale qui par l'insécurité sociale, l'accroissement de la précarité et des inégalités conduit à la déstructuration des règles collectives et contribue à faire naître les ghettos de demain. Notre société est de plus en plus marquée par l'individualisme, la débrouillardise et la vénération sans limite de l'argent roi au détriment de tout ce qui fait l'intérêt collectif. Tout contribue à fragiliser l'ensemble de la société: disparition de la mixité sociale dans les quartiers d'habitat collectif, diminution drastique des moyens consacrés au volet social (dans la prévention, dans la recherche d'emploi, etc.), généralisation des emplois précaires, enclavement de ces quartiers.
Nous devons clairement poser la question du rôle régulateur de l'Etat. Le processus actuel qui conduit l'Etat à se retirer progressivement des dispositifs d'aide anéantit les garanties et laisse la nécessaire entraide dépendre du bon vouloir de ceux qui en ont à la fois l'envie et les moyens.
Le temps presse. Nous devons en agissant sur l'ensemble de ces leviers rétablir les fondements de la République : la sécurité et l'égalité de tous partout sur le territoire. Pour faire entendre la voix de la banlieue et parce que nous refusons d'attendre qu'une nouvelle catastrophe se produise pour que les choses bougent enfin, nos communes (nos mairies) agiront afin d'obliger l'Etat à ouvrir le dossier des banlieues non comme un dossier à part mais comme un miroir de ce que pourrait devenir la France de demain.
23.11.07
O my God(e)
et pour plus d'informations ou si vous êtes intéressés par des objets semblable vous pouvez aller sur ce site... Mon Dieu, punissez moi, je fais de la pub et en plus vous avez vu pour quoi ??!
Bref, vous pourrez vibrer au son de vos musiques préférée, par exemple (je me limite ici au domaine de la musique dite classique) :
- vous envoyer en l'air (de multiples façons) avec Les planètes de Holst,
- tester la magie avec Le jardin féérique de Ma mère l'Oye de Ravel,
- version rythme régulier mais intensité crescendo jusqu'au climax final avec le Boléro du même Maurice,
- sauvagerie avec le Sacre du Printemps de Stravinsky,
- voir si l'orgasmique Dulcissime des Carmina burana de Holst produit l'effet escompté,
- la scène de sexe dans Lady Macbeth de Chosta me semble incontournable,
- tenter le groove de Nith club de Connesson,
- expérimenter l'effet produit par Casta diva dans Norma de Bellini,
- voir ce que ça fait avec la Bacchanale de Saint Saëns,
- essayer de reproduire le "je sens que ça vient" qui n'en finit pas d'arriver (mais arrive quand même, ouf !) avec la fin de la 5e de Beethoven,
- voir également si on peut se faire chier comme ça arrive parfois en vrai, Corelli, Quantz me semblent de bon candidats potentiels,
- les plus téméraires l'utiliser avec Le marteau sans maître de Boulez,
- ...
D'autres suggestions ?
8.11.07
Ils ont des chapeaux ronds...

Ils savent aussi recevoir M. Sarkozy qui fait preuve de toute la dignité inhérente à sa fonction...
Et pour une info complète, la même scène vue d'en haut...
6.11.07
La meute des mal logés
"Il y a des fonctionnaires, il y a des gens qui travaillent et qui dorment dans leur voiture en région parisienne, avec des enfants. Alors, ceux-là, ils ne sont pas en meute, et ceux qui ont des logements, je leur demande surtout de rester chez eux et surtout de ne pas aller sur les trottoirs"
Christine Boutin, vendredi 2 novembre 2007 à propos de la "meute" des mal logés qui campent rue de la Banque.
Décidemment, je l'aime de plus en plus la très catholique Christine Boutin.
Qu'en pense Fadela Amara ? C'est dégueulasse ou pas ?
N'importe quoi
31.10.07
Questionnaire à la con
1)Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la quatrième ligne.
"Pourtant, il suffit d'écouter les gens du peuple, à leur travail ou chez eux", Richard Hoggart, La culture du pauvre, Editions de minuit
2)Sans vérifier, quelle heure est-il ?
hum hum... midi ?
3)Vérifiez
12h04. Après de questionnaire, je vais manger !
4)Que portez vous ?
Pull rouge et gris, tshirt blanc difforme en dessous, jean, baskets (en des chaussures genre groles de sport) jaunes.
5)Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez vous ?
Le blog de Peio...
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Les doigts de mon voisin de bureau sur son clavier. Ca me change de ses conversations en "mains libres" qui font que 1- je n'ignore rien des magouilles politicardes que PS à Aubervilliers 2- que cette nouille se voit déjà Maire-adjoint chargé de la politique de la ville 3- de ces multiples dragouilles extra-conjugales.
7) Quand êtes vous sorti la dernière fois ? Qu'avez-vous fait ?
Ce matin. J'ai traversé le Parc de la Bergère pour aller à l'Hôtel du Département. Allez-retour. Passionnant n'est-il pas ?
8)Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui, probablement, mais je ne m'en souviens pas.
9)Quand avez vous ri pour la dernière fois ?
Ce matin, en rapportant le contenu téléphonique du voisin de bureau à un collègue.
10)Qu’y a t-il sur les murs de la pièce ou vous êtes ?
Des affiches étitées par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis (Concours de court-métrages "Refusez les discriminations", "Un institut de recherche pour le développement en Seine-Saint-Denis", "Prenez la parole, la Seine-Saint-Denis c'est vous !", "Coupe du monde de Rugby 2007, nous accueillons le monde", "Les jeunes prennent la parole : décollez l'étiquette avec l'appel des 93", "Et voilà le travail ! Les Bâtisseurs en Seine-Saint-Denis".
Une affiche de l'association contre les discrimination "Tous égaux, tous différents"
Une affiche éditées par Aides où l'on voit Marie-George Buffet avec comme légende "Voteriez-vous pour moi si j'étais séropositive ?" (Pour info, tout-e-s les candidat-e-s aux présidentielles sollicités on accepté, mais pas Sarkozy...)
11)Si vous devenez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une maison à Noisy-le-sec.
12)Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Beau travail de Claire Denis
13)Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Non, enfin pas encore
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Pas grand chose, mais pas grand mal sinon je n'y répondrais pas.
15) Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas encore ?
Et mon jardin secret alors ? Non mais !
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Pour des raisons assez évidentes, je ne me suis jamais posé la question...
17) Si c'était une fille ?
Marie peut-être. J'aime beaucoup ce prénom.
18) Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger ?
Oui, au Canada.
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis ?
Tu vois, t'avais tord.
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et de la politique, que changeriez-vous ?
Les questions à deux balles dans les questionnaires plutôt bien faits par ailleurs.
21) Aimez-vous danser ?
Non.
22) George Bush ?
Ni le père, ni le fils.
23) Quelles sont les 3 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Je n'ai quasi-aucune relations dans la blogosphère et fort peu de lecteurs. Les intéressé-e-s se reconnaîtront et bloggueront s'ils le veulent ou m'enverront la réponse par mail...
26.10.07
Arthur 2
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert ou la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur RIMBAUD
Athrur 1 : LE BATEAU IVRE
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !
Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;
Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !
Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !
J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !
J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !
J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !
J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !
J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !
Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !
J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.
Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...
Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !
Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;
Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;
Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;
Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !
J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?
Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !
Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.
Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.
Arthur RIMBAUD
16.10.07
Presse frondeuse ???
M. Martinon - porte parole de la Présidence de la République - à propos d'une éventuelle séparation (voire divorce) de Nico et Cec' - Jean-Michel Aphathie, chroniqueur politique connu a considéré que les journalistes constituaient une "presse frondeuse"...
Ramenez-nous Thierry la Fronde !!!!!! Lisez, écoutez et, à la rigueur, regardez les niouzes !
Quitte à fronder, autant le faire sur de vrai sujets (ADN, loi sur l'immigration, loi sur les retraites, (non)remplacement des fonctionnaires, politique de la culture, ...).
Les histoires d'amour finissent mal (en général)... disaient les Rita.
Je me tamponne complètement de savoir si N & S sont toujours ensemble, de savoir s'ils vont divorcer ou que sais-je. Par contre, j'aimerais savoir : pourquoi le bouclier fiscal ? Pourquoi la remise en cause de tant et tant d'acquis du Conseil national de la résistance ?
M. Martinon (dont je n'envie pas la place), ne commente pas.
Il ferait mieux de classer l'affaire en deux temps et trois mouvements. Au moins, les choses seraient claires.
Et la presse de s'intéresser à ce qui se passe pour de vrai. Pour les vrais gens, dans la vraie vie.
Rendez-vous le 18, journée d'action. Je le rappelle à toutes fins utiles.
13.10.07
Inter-programme
Allumage de télé ? Bon, soit...
- Sur la une, un truc genre Chasse et pèche (en pire, signe qu'à cette heure, le samedi il FAUT dormir).
- Sur la deux une clone d'Evelyne Dahlia présente la météo d'hier... je suis RAVI de savoir le temps qu'il a fait !
- Sur la trois... un pianiste qui joue du classique... effectivement, c'est l'heure pour la télé... alors, histoire de savoir ce que je regarde et écoute (chasse et autres péchés j'ai le sentiment d'avoir assez d'info rien qu'à l'image)... Mon doigt sur la zapette, je vais sur le télétexte :
Bon, quand même il y a eu un générique de fin. Qui a confirmé mon avis sur l'identité d'icelui qui jouait (Roger Muraro) du Tchaïkovsky comme du Messiaen.
Nuitamment, on regarde vraiment n'import'nawak... sans parler de ce qu'on peut écrire...
12.10.07
Faire chier les voisins
Bref, un des tous premiers CDs acheté à l'époque... J'étais jeune et con (au moins un peu). Depuis, l'une des deux caractéristiques ci-avant citées a changée... à vous de choisir.
Bref, quand on était jeune, sans (beaucoup) de sous, sans (beaucoup) de culture (musicale et le reste j'en parle même pas), on se réfugie vers des valeurs sures et peu onéreuses.
C'est comme cela qu'a atterri chez moi la sus-dite symphonie et l'Inachevée de Schubert. Berlin, Herbie von K., super rapport qualité prix pour moi à l'époque.
Ecouté de temps à autres.
De nouveau ce soir.
Les 2 sont d'un lisse à peine descriptible. Ah, ça pour être du beau son d'orchestre, c'en est. Et ensuite ?
Pour Dvorak, j'ai pas d'autres (a)versions. Mais, bordel laaaaaaaachez vous !!!! Oublie ton son génial et sais faire du moche quand ça peut le faire. Un brin de rubato aussi siouplé... Bref, c'est CALIBRE.
Schubert, pareil. Sonorité somptueuse, j'avoue. Mais, merde ! J'ai dans ce qu'il me reste de neurones un enregistrement de Carlos K. . Vienne. Mais, ça n'a RIEN à voir. Déjà, CK arrive à ne pas les faire jouer en pilote automatique, j'ai eu de vraies (agréables) surprises à la première écoute. Ensuite, CJ - lui - dirige avec gout ces passages incroyables où Schubert passe du majeur au mineur. Avec HvK c'est : "Je passe la 4e", avec CK mes poils se dressent... doit y'avoir un truc...
Au passage, j'adore Schubert. C'est un compositeur maneur ou mijeur ?
